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Ce que certains étrangers supportent mal chez les Thaïlandaises
Un regard personnel sur des incompréhensions culturelles qui reviennent souvent dans les relations franco-thaïlandaises.
Un regard personnel, sans généralisation. Il s’appuie sur ce que j’ai vécu, sur les discussions entendues, sur des situations observées au fil du temps. Évidemment, tout ce qui suit ne concerne ni toutes les femmes thaïlandaises, ni les relations. Il s’agit de tendances, parfois marquées, parfois anecdotiques, mais bien réelles pour certains étrangers. L’idée n’est pas de juger, encore moins de caricaturer, mais de mettre des mots sur des incompréhensions culturelles qui reviennent souvent.
Le rapport aux émotions et aux silences
Un point qui revient fréquemment concerne la gestion des émotions. Certaines Thaïlandaises peuvent bouder longtemps, parfois sans explication claire. Le silence devient alors un moyen d’expression à part entière. Pour un Occidental habitué à verbaliser les tensions, cela peut vite devenir pesant au quotidien. On ne sait pas toujours ce qui a déclenché le malaise, ni quand il prendra fin.
La difficulté à reconnaître ses torts
Autre friction courante : l’excuse qui ne vient pas. Admettre une erreur peut être vécu comme une perte de face, ce qui rend le dialogue compliqué. Là où beaucoup d’Européens voient l’aveu d’un tort comme une étape saine, la logique culturelle est parfois tout autre. Cette différence crée des frustrations, surtout lorsque l’adaptation semble aller dans un seul sens.
Les codes de politesse et l’attitude sociale
Les usages ne sont pas les mêmes, et cela se ressent dans les interactions du quotidien. Le « merci », le « bonjour » ou le « au revoir » ne sont pas systématiques. Certaines attitudes en public ou en famille peuvent aussi surprendre, voire mettre mal à l’aise. Ce n’est pas forcément de l’impolitesse volontaire, mais pour un Français, le décalage est parfois difficile à accepter.
Des échanges qui restent en surface
Il arrive que les discussions manquent de profondeur. Peu de questions, peu de curiosité pour le parcours ou les projets de l’autre. L’avenir est souvent repoussé à plus tard, et certains sujets comme la politique ou les choix de vie sont évités. Pour ceux qui aiment les conversations engagées, cela peut donner un sentiment de vide.
L’évitement du conflit à tout prix
Dans beaucoup de cas, le conflit est perçu comme quelque chose de négatif qu’il faut absolument esquiver. Le débat, l’argumentation ou la confrontation d’idées ne font pas partie des habitudes. Pour des Occidentaux habitués à exprimer leur désaccord frontalement, cette retenue permanente peut devenir frustrante, voire étouffante.
Le masque social dans la relation
Au début, tout semble parfait. Puis, avec le temps, certaines facettes plus rudes apparaissent. Changements d’humeur, colère, parfois agressivité. Ce contraste donne l’impression d’avoir découvert une autre personne. Ce phénomène n’est évidemment pas propre à la Thaïlande, mais il est régulièrement évoqué par des étrangers installés sur place.
La jalousie et le contrôle
La méfiance est parfois très forte, souvent liée à des expériences passées de tricherie. Cela peut aller loin : soupçons constants, demandes de preuves, besoin de savoir où l’autre se trouve en permanence. Pour certains couples, cette jalousie devient envahissante et fatigue la relation sur le long terme.
Le manque d’initiative et d’ambition
Certaines femmes semblent peu motivées par des projets personnels ou professionnels. Les journées peuvent se ressembler, rythmées par les écrans et les réseaux sociaux. Ce décalage est difficile pour des partenaires qui recherchent une dynamique commune, une envie d’avancer ensemble.
La place centrale de la famille
La famille occupe une position essentielle. Cela peut impliquer une proximité très forte, parfois jusqu’à la cohabitation. Les problèmes financiers des proches peuvent aussi devenir ceux du couple. Pour certains étrangers, cette responsabilité élargie est lourde à porter, surtout lorsqu’elle n’a jamais été clairement discutée.
L’argent et les attentes dans le couple
C’est probablement le sujet le plus sensible. Dans certains schémas culturels, l’homme est censé assumer la majorité des dépenses. Parfois même fournir un soutien financier régulier. Ce rapport à l’argent crée de nombreuses incompréhensions, surtout pour des Occidentaux attachés à une vision plus égalitaire du couple. Toutes ne sont pas concernées, loin de là, mais le sujet revient suffisamment souvent pour provoquer tensions et ruptures.
En guise de conclusion
Ces constats ne sont ni une vérité absolue, ni une attaque. Ils reflètent des expériences vécues, avec leurs nuances et leurs contradictions. Comprendre ces différences permet parfois d’éviter des désillusions, ou au moins d’aborder la relation avec plus de lucidité.
Comme toujours, chaque histoire est unique. Et heureusement.